XXVI. Les Vieux séducteurs

 Ce qui prouve bien que l'amour-propre est le sentiment qui domine dans l'homme, c'est que tous ces Faublas, qui ont passé quinze ans de leur vie à braconner à droite et à gauche, n'hésitent jamais à se marier, quand il ne leur reste plus que fort peu de cheveux et de santé.

Ils ont trouvé les femmes faciles et les maris ridicules, mais ils sont convaincus que le bon Dieu s'est donné la peine de leur pétrir une femme à part, et qu'eux seuls échapperont au désastre général.

D'ailleurs, ne connaissent-ils pas toutes les rubriques ? Quelle femme pourrait tromper ces professeurs très émérites de la séduction ?

Qu'arrive-t-il cependant ?

C'est que tout vieux Faublas fait un mari très docile, très aveugle et très minotaurisé ; ce qui ne l'empêche pas de raconter ses anciennes fredaines à tout venant et de bercer ses anciennes victimes devant les amants de sa femme qui le fait cocu avec délices.

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Suite Chapitre XXVII Conclusion

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