XXI. Remarques

Un mari dont la femme sort une ou deux fois par semaine à dix heures du matin, pour aller au bain, est minotaurisé.

Si le prétexte du bain n'existait pas, la minotaurisation serait beaucoup plus difficile.

Est encore minotaurisé l'époux dont la femme va souvent passer la demi-journée chez sa mère.

La femme qui embrasse son mari devant quelqu'un le minotaurise.

Le mari de la femme qui va régulièrement à confesse est archi-minotaurisé.

Un mari qui se laisse appeler par sa femme : Mon chat, mon chou, mon petit loulou, est ou sera minotaurisé.

Un mari qui, dans un moment de colère, a donné un coup de cravache à sa femme, peut, en raison même de cette brutalité, éviter la minotaurisation.

Sont minotaurisés :

Le mari qui ne donne pas au moins deux cents francs par mois à sa femme pour l'article si important de la toilette ;

Le mari qui a eu équipage et qui le supprime ;

Le mari qui a l'habitude de se moquer des infortunes conjugales des autres devant sa femme ;

Le mari qui sort trop souvent ;

Le mari qui reste trop à la maison ;

Le mari qui s'occupe trop de sa femme ;

Le mari qui ne s'en occupe pas assez ;

Et beaucoup d'autres dont l'énumération serait infiniment trop longue.

Avant la Révolution, le grand minotauriseur était le moine ; aujourd'hui, c'est le médecin.

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Suite Chapitre XXII Pourquoi X.... fut minotaurisé

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